Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 136 milliards d’euros accordés le premier semestre 2008 contre 142 en 2007… Si certains avaient encore quelques doutes sur la possibilité de décrocher un prêt immobilier, la situation devient on ne peut plus claire. Et pourtant, elle est paradoxale. Les dossiers des emprunteurs sont plus solides mais en face, les banques sont plus que méfiantes. Surtout entre elles. En fait, dans le processus d’emprunt, avant de prêter à leurs clients, les banques se prêtent l’argent entre elles. Autant dire que la crise des subprimes avec ses faillites et autres banqueroutes, a pesé lourd. Les banques se regardent en chien de faïence et ne veulent pas courir un risque supplémentaire avec les futurs acheteurs. Et qu’importe les apports personnels ou la solvabilité avérée, les banques restent réticentes. Conséquence ? Les taux de crédit augmentent. Et aucune amélioration pour 2009…